7 mai 2016

MERCI LIGNIÈRES, MERCI LES BAINS DOUCHES, MERCI LE FESTIVAL L'AIR DU TEMPS !


 Je t'ai aimé énormément, avec tes ânes boudeurs et tes poulains de deux jours en veux tu avec tes yeux ronds, en voilà sur leurs jambes tremblantes et curieuses, ton manège à chevaux transformé en manège à amants ivres en deux coups de cuillères à pot de lumières , Matthieu courant partout avec son pinceau-projecteur pour que tout soit installé à temps, et puis transformé en forêt brumeuse, en banc à rendez-vous, en endroit qui n'existe pas, en fête à lampions qui restent suspendus, moqueurs, pendant que tout vacille, et même en toits, en toits de Paris blessée, regardant dans ses blessures et apercevant toutes les villes, toutes les blessures.
Merci à cette équipe à couper le souffle, et attentive au mien, à la roulotte où on avait envie de tourner un épisode de Dallas à la campagne, aux photos à se rouler dans les arbres, au soleil recouvrant tout, merci pour cette heure avec vous, incroyable, le temps se dépliant, changeant de forme et de texture à mesure que vous entriez dedans avec moi.
Juste avant, dans la roulotte, je regardais mes mains, pleines de bagues, et d'écritures, pleines d'envie de donner et de recevoir, et je me demandais si ces drôles de palmes allaient être suffisantes pour traverser l'océan de mots dont je m'approchais, je me demandais si parfois cette soif que j'avais n'était pas une noyade, et je pensais aux danses des naufragés, aux baleines qui chantent, impassibles, et si finalement, j'avais l'air de nager à mon aise c'est parce que vos yeux y mettaient assez d'eau, alors merci, Lignières, de m'avoir accueillie, moi aussi curieuse de tout et tremblante pour rien, comme ce petit poulain de deux jours, qui ne savait rien encore, et qui voulait tout approcher. Merci !

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