25 sept. 2018

Tout perdre


Voici quelques photos du concert de samedi dernier au Chant des Moutons, par Elidega , merci pour tous ces fabuleux souvenirs !!!








Pour celleux qui me suivent aussi sur instagram vous remarquerez que je portais la FABULEUSE COMBI rouge qu'on m'a volée aujourd'hui.

Pour les autres, je vous laisse imaginer une sombre mais vaguement romantique histoire de lavomatique, et d'une personne un peu décontractée de la nouille au niveau de pas vraiment rester dans le lavomatique à regarder la machine tourner, qui ensuite se met à faire des blagues sur internet en criant pourquoi pourquoi. 




en fait,

j'étais ces jours-ci en train d'apprendre à perdre des choses, à accepter tout ce qui changeait.
C'est difficile de perdre des choses, on croit qu'on n'aura plus d'équilibre, on croit qu'on va tomber, manquer de ça, et de tout à la fois.

C'est sans doute une chose très simple, comme la plupart des choses qu'on met si longtemps à apprendre, mais ces derniers jours j'ai fini d'apprendre quelque chose qui m'occupait depuis des années : perdre une chose détestée. J'avais fini par apprendre à quel point on s'y attache, littéralement, aux choses qu'on déteste.

Je me suis débattue, j'ai crié, j'ai creusé, j'ai écrit et chanté beaucoup, et puis je me suis éloignée, et puis j'ai appris le pardon, c'était difficile, et puis j'ai dénoué les attaches, et puis il n'en restait plus qu'une, et puis celle là aussi, je l'ai laissée partir.

C'était il y a quelques jours à peine.


aujourd'hui, j'ai aussi donc perdu cet habit que j'aimais beaucoup. Comparé au reste de ce que j'avais appris à perdre, ce n'était rien, rien du tout.

 J'ai mis une affiche, et puis je suis rentrée dans ma maison, et je me suis pris comme une vague en pleine figure, cette certitude de la présence de tout ce que j'aimais, et qui était encore là, dans ma vie, toutes ces choses, tous ces gens, toutes ces histoires, tous ces amours, toute cette maison, et puis tout vous, je sais pas comment dire mais tout ce lien, avec vous, que je rencontre après les concerts ou qui m'écrivez ou qui ne dites rien, qui écoutez, regardez, m'encouragez, et puis tous ces instruments, toutes ces chansons, existantes et pas perdues et aimées si fort, paf, la conscience de toutes ces choses importantes, et pas perdues du tout, que ça c'était bien là, bien là, me rappeler de ça, cette chance là, cette joie là, tout ça comme une vague, en pleine figure.


quelque part ça m'a paru logique, de m'être fait voler mes affaires et mes vêtements, juste là, maintenant, après avoir fini d'apprendre à perdre, à changer. C'était , comment dire, pas très grave, et important à la fois, voilà.



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