25 juin 2018

Le Cancre Rabelaisien


Il y a quelques mois, je trainais mes chaussettes jusqu'au lycée Rabelais de Saint Brieuc pour une journée de rencontres et un mini-concert.
J'ai reçu il y a quelques jours ce magazine épatant, réalisé par les lycéennes, qui contient une longue et chouette interview, et on m'a même demandé de recommander des livres, films, artistes visuels pour le dossier culture. Elles ont aussi décidé d'inclure un dossier sur le féminisme et le sexisme, même un passage sur le spécisme, et puis on y trouve plein d'autres choses, dont des chroniques , et une interview du super duo rock impressiono-déliro-complètement carré-que tu finis par être tout rond- Ropoporose.
quand je pense que j'ai mangé une crêpe salée ce midi qui n'était même pas une galette, je me sens carrément honteuse. Merci donc, Bretagne, pour ta gastronomie que j'ai pourtant bafouée sans scrupules, et pour tes lycées, visiblement farcis de personnes curieuses, attentives, et douées comme tout.
et Merci surtout, un merci multicolore, impressionné, à toutes les personnes qui ont rédigé ce fabuleux numéro.



  ça m'a posé plein de questions, ce magazine. Des choses qui m'ont tellement enthousiasmée, des choses que j'aurais formulées différemment, des trucs que j'ai trouvés super courageux, d'autres où je me demandais si j'étais d'accord. C'est toujours le cas quand on remet des choses en cause, quand on glisse un orteil ou un mille pattes dans le plat.
Quand le plat est pas bon, bien-sûr qu'il faut mettre des mille pattes dedans, je me suis dit. Bravo les rédactrices, pour ça.

Je suis tellement contente, qu'il se passe ça, dans un lycée, des articles sur le sexisme, sur le genre, sur l'antispécisme. Que ça vienne poser des questions, remuer, tant mieux, tant mieux.
Bisou à vous aussi qui aurez envie de plonger et de lire ce petit numéro, où je parle joyeusement du langage et de la musique comme d'une chose contagieuse, se frotter au langage des autres, attraper avec joie, volontairement, le rythme et le vocabulaire des autres, comme des petits parasites réjouissants.

J'y parle, entre autres, de Blaise Cendrars en faisant semblant que c'est lui qui m'a refilé cette honteuse maladie de faire des phrases interminables qui durent tout un chapitre, de Gaston Miron, en niant toute responsabilité pour mes métaphores amoureuses aquatiques, et de mon langage, petite bestiole indomptable à qui j'ai coupé la laisse il y a des années, et que je regarde courir en ayant brûlé le numéro du toiletteur, parce que je trouve les phrases bien plus belles quand elles courent n'importe où en jappant et en se roulant dans l'herbe, la langue pendante.

ici cliclic pour lire tout ça 

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